Quand nous étions le verre qu’on renverse Dans l’averse un cerisier défleuri Le pain rompu la terre sous la herse Ou les noyés qui traversent Paris Quand nous étions l’herbe jaune qu’on foule Le blé qu’on pille et le volet qui bat Le chant tari le sanglot dans la foule Quand nous étions le cheval qui tombe Quand nous étions des étrangers en France Des mendiants sur nos propres chemins Quand nous tendions aux spectres d’espérance La nudité honteuse de nos mains Alors alors ceux-là qui se levèrent Fût-ce un instant fût-ce aussitôt frappés En plein hiver furent nos primevères Et leur regard eut l’éclair d’une épée Noël Noël ces aurores furtives Vous ont rendu hommes de peu de foi Le grand amour qui vaut qu’on meure et vive A l’avenir qui rénove autrefois Oserez-vous ce que leur Décembre ose Mes beaux printemps d’au delà du danger Rappelez-vous ce lourd parfum des roses Quand luit l’étoile au dessus des bergers Au grand soleil oublierez-vous l’étoile Oublierez-vous comment la nuit finit Lorsque le vent soufflera dans les voiles Oublierez-vous la mort d’Iphigénie Pleure la pourpre aux ailes des pâquerettes Ou s’il y perle une sueur de sang Oublierez-vous la hache toujours prête Les verrez-vous avec des yeux absents Le sang versé ne peut longtemps se taire Oublierez vous d’où la récolte vient Et le raisin des lèvres sur la terre Et le goût noir qu’en a gardé le vin

 

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