Quand il arriva la saison Des trahisons et des prisons Quand les fontaines se troublèrent Les larmes seules furent claires On entendait des cris déments Des boniments des reniements Des hommes verts et de vautours Vinrent obscurcir le jour Ils nous dirent Vous aurez faim Dans la main nous prirent le pain Ils nous dirent Jetez vos livres Un chien n'a que son maître à suivre Ils nous dirent Vous aurez froid Et mirent le pays en croix Ils nous dirent Les yeux à terre Il faut obéir et se taire Ils nous dirent Tous à genoux Les plus forts s'en iront chez nous Ils ont jeté les uns aux bagnes Pris les autres en Allemagne Mais ils comptaient sans Pierre et Jean La colère et les jeunes gens Mais ils comptaient sans ceux qui prirent Le parti de vivre ou mourir Comme le vent dans les cheveux Comme la flamme dans le feu Croisés non pour une aventure Une lointaine sépulture Mais pour le pays envahi Contre l'envahisseur haï Chassons chassons nos nouveaux maîtres Les pillards ls tueurs les traîtres Le bon grain du mauvais se trie Il faut mériter sa patrie Chaque jardin chaque ruelle Arrachés à des mains cruelles Chaque silo chaque verger Repris aux mains des étrangers Chaque colline et chaque combe Chaque demeure et chaque tombe Chaque mare et ses alevins Chaque noisette d'un ravin Chaque mont chaque promontoire Les prés sanglants de notre hitoire Et le ciel immense et clément Sans nuage et sans allemand Il faut libérer ceux qu'on aime Soi-même soi-même soi-même

 

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